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13/05/2018

bilan du quatrième jour : Le kata prend sa médaille

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En ce dimanche 13 mai, la France n'avait que deux médailles à défendre, et dans les deux cas, elle a atteint son but, ce qui est une belle façon de finir une compétition. Les techniciennes ont en effet décroché le bronze espéré et ajoutent ainsi la récompense longtemps attendue pour le kata français, qui ne pouvait pas rentrer sans rien dans sa valise. Une médaille qui permet aussi de mieux situer notre kata en plein renouvellement face à l'opposition continental : Sans doute pas si loin que cela des podiums, avant de retrouver le chemin de l'or.
La seconde attente concernait la finale du championnat "para" en fauteuil. Fatah Sebbak allait-il rejoindre Jordan Fonteney, et cette courte délégation de deux titulaires, emmenée par l'entraîneur Alain Georgeon, allait-elle connaître la réussite parfaite pour ce premier championnat d'Europe ? La réponse étant oui, la satisfaction est complète. Avec seulement deux sélectionnés, la France est deuxième nation en para-karaté derrière la forte délégation allemande, qui ramène une médaille de bronze de plus. 

Deux finales par équipes sans la France

Bien sûr, il restera l'amertume d'avoir dû rester spectateur pour le reste de la journée, de n'avoir pu vibrer pour les deux finales masculines en équipes, en kata comme en 2016, en combat comme en 2015, 2016 et 2017, mais la rajeunissement des sélections auront au moins permis de préparer l'avenir. 
Au présent, la France se situe à la quatrième place des nations dans ce rendez-vous continental grâce à ses deux reines, Lucie Ignace et Anne-Laure Florentin, soit une place de mieux tout de même que l'année dernière, ce qui doit être noté, mais avec cinq médailles seulement, l'un de ses plus bas scores historiques. À ce niveau, il restera à démontrer que ce championnat de transition, pensé comme tel dans certaines sélections, le dernier avant l'entrée dans la "ranking" olympique, n'était qu'une étape d'ajustement avant les championnats du monde de Madrid en novembre.
On peut aussi noter au passage que dans la dynamique olympique — deux ans c'est long, mais c'est court - nos deux championnes d'Europe s'installe très bien sur le la ligne de départ avant le starter, dans la course aux catégories -61kg et +61kg. Et Alexandra Recchia a aussi démontré qu'elle allait s'engager à fond dans la bataille pour la catégorie -55kg. En revanche, c'est évidemment un surplace dans la masse des aspirants, dans les trois catégories garçons correspondantes, -67kg, -75kg et +75kg. Et le kata n'est encore assuré de rien. 

Espagne, Turquie, Italie, France

Devant la France à Novi Sad, l'Espagne culmine en tête grâce à trois médailles d'or kata, et repousse la Turquie à la seconde place, non pas en gagnant la finale du combat par équipes masculines contre cette nation dominante, mais simplement parce qu'elle est parvenue à se hisser dans cette finale pour la première fois depuis longtemps, élargissant ainsi juste assez sa zone de compétence pour glaner la médaille nécessaire à cette première place de prestige. Gagner en combat et en kata, c'est désormais ce que sait très bien faire la Turquie, deuxième nation avec dix médailles, dont quatre dans les catégories du kata, et ce que fait toujours très bien l'Italie, quatre fois médaillée elle aussi en kata, pour une médaille d'or, et six fois en combat, avec, là encore, un titre. Nos adversaires les plus forts ne lâchent rien, mais la France, première nation européenne aux championnat du monde 2012, 2014 et 2016 a de quoi répondre à cette pression.

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