14:13
07/05/2017

Bilan du dernier jour

Malgré les évidents obstacles qui se dressaient devant les espoirs français, on pouvait y croire ce matin : Revenu en pleine lumière, le trio kata féminin en finale contre les redoutables Italiennes n’avait aucune limite à se fixer. Après tout la dernière référence connue d’un trio kata féminin français sur le podium européen remontait à 2012 et à la victoire surprise de Jessica Hugues, Sonia Fiuza et Clotilde Boulanger. Pourquoi ne pas envisager la même destinée avec les sœurs Bui, Lila et Marie, et Sandy Scordo en chef de file ? On pouvait croire aussi à la victoire de ce groupe masculin régulier depuis trois ans et médaillé mondial à Linz.
L’hypothèse, haute, des deux victoires, aurait permis à la France de revenir juste dans le sillage des Turcs, dominants chez eux…

À cause des garçons
Il n’y eut ni une, ni deux victoires, pas de rêve qui se réalise, pas d’exploit. La logique respectée sur ces deux finales escarpées laisse finalement la France à huit médailles, une bonne moyenne tout de même et la seconde place ex-aequo pour le nombre de récompenses. Mais une seule en or et par voie de conséquence la cinquième place des nations, comme en en 2008 et 2011 avec le même nombre de titres, et mieux qu’en 2009, 2010 et 2014 où le groupe France n’en avait décroché aucun.
Un championnat de transition, après une grande année 2016 et quelques mois avant le début de la dynamique olympique et du classement sélectif à la ranking, marqué par la mainmise turque, qui organisait ce championnat d’Europe pour la seconde fois en trois ans. La France, leader l’année dernière chez elle et deuxième nation mondiale à Linz avec quasiment la même équipe, retiendra pour le futur le retour en 2017 d’un potentiel de médaille en kata féminin et la confirmation du niveau exceptionnel de ses combattantes. C’est d’ailleurs pour la France la leçon de Kocaeli : les filles ont « tenu la baraque » en apportant six des huit médailles françaises. Un ratio qui était bien plus équilibré à Montpellier pour le championnat d’Europe et à Linz pour le championnat du monde. Il est probable que les garçons, médaillés, mais malheureux en équipes kata et combat, et totalement privés de podiums dans toutes les catégories individuelles, globalement responsables en somme de la part la plus sombre de ce résultat en demi-teinte, l’auront retenu.

 

  • 4e jour
  • Hommes
  • Femmes
  • KATA
  • COMBAT
Retour au fil d'actualités