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06/05/2017

Bilan de la troisième journée : Un bilan final qui s'emballe !

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Ce n'était pas forcément dans l'intérêt des chances françaises, mais tout le monde s'est levé dans le camp français sur le dernier beau geste de la finale combat féminine entre l'Ukraine et la Turquie, un dernier splendide ura-mawashi de la belle Ukrainienne Anzhelika Terliuga — troisième de ce championnat en individuel (-55kg) et "bourreau" d'Alizée Agier en équipe vendredi sur cette magnifique technique. Preuve tout de même que l'échec devant l'Ukraine n'était pas seulement un coup de faiblesse des combattantes françaises, mais un vrai piège qui s'était glissé sur leur chemin : Une équipe de l'Est en pleine explosion avec cette fantastique technicienne médaillée en 2016 et 2017, mais aussi Kateryna Kryva, championne d'Europe aujourd'hui en -50kg, et la leader d'équipe Anita Serogina, médaillée mondiale et championne d'Europe (2013), médaillée presque systématiquement sur le continent depuis six ans. Une "team" à laquelle il faudra faire face dans les années à venir... Mais déjà dès ce championnat 2017, puisque, avec deux médailles d'or désormais, la Turquie pointe devant la France !

Deux cartes à jouer pour emporter la mise
Les supporters français ont eu le plaisir d'enregistrer cet après-midi la huitième médaille européenne de Sandy Scordo, et la belle conclusion du parcours des combattantes françaises, une médaille de bronze, qui n'est jamais que la quatrième médaille - dont aucune d'or (l'argent en 2011 et 2013, le bronze en 2016 et 2017) - obtenue par les Françaises depuis plus de dix ans au niveau continental, alors qu'elles accumulent les succès au niveau mondial. Ils sont en revanche restés un peu frustrés sur la matinée. Une seule médaille d'or en effet pour l'instant au compteur tricolore malgré trois finales disputées, celle du doublé 2016 - 2017 d'Anne-Laure Florentin en +68kg. Il est bien possible que Lucie Ignace s'en veuille doublement à la fin du compte, car la médaille d'or qu'elle laisse échapper à deux secondes du terme, alors qu'elle tenait fermement son troisième titre d'affilé, va lourdement gréver le bilan général. C'est en effet à une forte dispersion des titres que l'on assiste. Bien que largement leader, la Turquie a échoué dans quatre des sept finales qu'elle a disputées et ne domine pour l'instant qu'avec trois médailles d'or, ce qui la met encore malgré tout à la portée à ce niveau des Français, encore engagés dans deux finales. Deux finales difficiles, l'une contre les combattants turcs chez eux, finalistes des deux dernières éditions... contre les Français (pour une victoire partout), l'autre contre les Italiennes en kata, constamment sur le podium européen depuis 2009. Impossible n'étant pas français, le groupe tricolore peut finir très fort, mais peut aussi rester scotcher à la cinquième place des nations qu'il occupe actuellement. Derrière l'Ukraine, qui n'a plus de finale à jouer, mais nous domine pour l'instant de la précieuse médaille d'or qui nous manque, derrière l'Espagne, inexistante en combat (une médaille de bronze), mais toujours aussi diabolique en kata, à deux médailles d'or, et qui est en course pour une troisième médaille d'or demain, derrière l'Italie qui a emporté deux médailles d'or aussi en quatre finales et a la possibilité d'en gagner deux de plus.
C'est donc à une régate particulièrement serrée, bord à bord, sous le ciel menaçant de Kocaeli qui se couvre d'orages, dans laquelle est engagée la France. Avec une seule médaille d'or, la France est pour l'instant légèrement distancée, mais a une possibilité encore de prendre la corde pour un finish qui nous irait bien. Qui vivra verra.

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